Les années Swing
Sérieusement touché par le Krach de Wall Sreet en 1929, Les Etats-Unis vit une période difficile (crise économique, 25% de chômage). Le peuple a besoin d'une musique entraînante et réconfortante. Les Américains qui avaient su éviter la ruine aspiraient au divertissement. Jusque là considéré comme une musique culte, le jazz devint la musique Américaine la plus populaire. Le Swing envahit les dancings et les revues musicales. Les orchestres attirent des millions de spectateurs dans les salles de concerts et cinémas. Ces ensembles furent au coeur d'une vogue qui dura plus d'une décennie bien au-delà des frontières Américaines: l'ère du Swing.
Le monde du spectacle fut donc l'un des premiers secteurs à se ressaisir. Le Swing vint à la rescousse de l'industrie du disque. Alors qu'en 1932 se vendait 10 millions de disques aux Etats-Unis, celles-ci atteignent 50 Millions en 1939. Des centaines d'ensembles font leurs tournées. Parmi les plus célèbres: Chick Webb (batteur, chef d'orchestre), Benny Goodman (chef d'orchestre, clarinettiste surnommé le roi du Swing), Glenn Miller (tromboniste, chef d'orchestre). Les orchestres élargis leurs sections, ils ont désormais le pouvoir de s'imposer dans les plus grandes salles de concert. Les formations jouaient tous les jours, sur place ou en tournée. L'ambition de ces ensembles étaient de faire danser.L'Américain qui avait appris à chanter dans la chorale de l'école, à jouer dans la fanfare de l'école, à se battre dans la rue n'avait guère que trois solutions s'il voulait s'en sortir: la musique, la boxe ou la combine. Celui qui choisissait la musique faisait du jazz sans se poser de question. La vie quotidienne du jazzman pouvait commencer l'après-midi au cinéma, où il accompagnait des films muets et continuer dans un dancing, un club ou un restaurant. Afters hours (après les heures de travail), le musicien courait les boîtes pour affronter les concurrents et certains finissaient même leur nuit en animant les petits déjeuners des grands hôtels. |