Biographie de Glenn Miller (1904-1944)
Né en 1904, Glenn Miller apprend le trombone vers l’âge de 11 ans. Vers 1921, encore lycéen, il a ses premiers contrats professionnels dans un orchestre de dixieland, les Senter’s Sentapeeds. Il se produit dans plusieurs orchestres locaux. Grand voyageur, il parcourt les Etats-Unis, se produit à la radio, compose et enregistre de bons disques de jazz. Il abandonne ses études en 1924, pour rejoindre la formation de Ben Pollack. À l’époque, on trouve aussi dans cet orchestre un certain Benny Goodman. En 1928, Glenn Miller s’installe à New York où il joue pour Pollack, mais aussi pour Red Nichols et Paul Ash. Il commence aussi à écrire des arrangements pour ces différents orchestres. De 1932 à 1933, il dirige le Smith Ballew Band. En 1934, il aide les frères Dorsey à monter leur premier big band. En 1935, il participe au Ray Noble’s American Band. En 1937, il monte son propre big band. Malheureusement, le succès n’est pas au rendez-vous et il doit dissoudre l’orchestre.
La musique de l'orchestre de Glenn Miller, à la frontière entre le jazz et la musique de danse, appartient à la mémoire collective en évoquant immédiatement la Seconde Guerre mondiale, la libération, et plus largement les années 40. Elle se caractérisait par une sonorité moelleuse obtenue par habile dosage des instruments à anche et une section rythmique discrète sur laquelle Glenn développait d'agréables solos car il était un excellent technicien du trombone. Tout le monde à en tête les "tubes" de ce big band : In the mood, Moonlight serenade, Tuxedo junction, Pennsylvania 6-5000, Anvil chorus, Chattanooga Choo Choo, American patrol (1942)… Ils sont souvent été repris au cinéma, notamment par Woody Allen. La vie de Glenn Miller a été portée à l'écran en 1954 par Anthony Mann sous le titre The Glenn Miller story. Le rôle du chef d'orchestre était interpêté par l'acteur James Stewart. L’orchestre de Glenn Miller a continué d’exister après la disparition de son leader. Il a successivement été dirigé par Ray Mckinley, Buddy Defranco, Peanuts Hucko, Buddy Morrow, Jimmy Henderson, Al Porcino et Dick Gerhart. Pour le grand public, voici l'homme qui personnifie le mieux les langeurs brûlantes et chaloupées de l'époque swing. Honorable instrumentiste, arrangeur avisé, leader incontestable, Glenn Miller a eu le mérite de créer une musique débordant les catégories bien définies. Les années n'ont pas réussi à en émousser la fraîcheur... |